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3 liens utiles vers des ressources systémiques :

• Le Village Systémique

• Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC)

• La Systemic Attitude (systemique.com), partage d'autres documents pour les organisations et le management.

Au cours du séminaire de l'intelligence émotionnelle de mars, j'ai eu la plaisir de retravailler le recadrage en 6 points et de (re)découvrir de nouvelles formulations, nouvelles amorces, nouvelles petites phrases à utiliser... le tout conjugué à la lecture des "secrets de la communication" de Bandler et Grinder
J'en ai fait une petite (?) compilation que vous trouverez en document joint ...

Chacun pourra y piocher quelques idées, qui pourront sûrement en susciter de nouvelles... Il est en format WORD, pour que chacun puisse se l'approprier et le modifier à sa sauce personnelle...

Ne vous inquiétez pas si cela parait écrit GROS => c'est normal car la mise en page est pour un format de fiches cartonnées 125 X 200 => libre ensuite à chacun de le remettre au format A4 s'il le souhaite...

bonne appropriation !!!!

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Pièces jointes :

Réponses à cette discussion

Petit schéma heuristique que j'ai réalisé il y a quelques temps sur le sujet
Pièces jointes :

Hello,

A l'occasion d'un feedback par email à une série de questions sur cette technique de Recadrage en 6 étapes, j'ai écrit quelques lignes qui peuvent être utiles pour ceux qui l'utilisent depuis longtemps ou sont en train de l'apprendre (ce n'est pas aussi facile à lire si vous n'avez pas encore expérimenté la technique).

Ce qui est en italique est formulé par la personne apprenant la technique.

A bientôt !

Luc

"

Voici donc les questions que je poserais pour un recadrage en 6 étapes:
1. Untel, quel est le comportement que tu n'arrives pas à avoir dans telle situation?
Oui, et cette technique est aussi très utilisée pour un comportement que l'on a déjà et qui gène. Donc : un comportement ou, plus largement, une réaction ; que l'on n'arrive pas à avoir (bloqué) malgré les efforts, ou dont on n'arrive pas à se débarrasser. Dans tous les cas, ce n'est pas ponctuel mais chronique.
Exemple de formulation : "Quelle réaction ou quel comportement as-tu et qui te gène, dont tu n'arrives pas à te débarrasser ; ou, au contraire, que tu aimerais bien avoir, mais tu n'y arrives pas malgré tes efforts ?"
Souvent, la technique arrive dans un contexte d'entretien et nous savons déjà quelle est cette réaction ou ce blocage, ce qui simplifie grandement la formulation sur ce premier point !

2. Quand tu es dans cette situation, qu'est ce que tu ressens ?
Bien écoutez la réponse
Ah, et c'est important pour toi de… ?
Oui, en prenant bien soin d'arriver à la formulation d'une valeur : le ressenti est le signal que cette valeur n'est pas satisfaite ; questionner ce ressenti comme tu le proposes permet effectivement plus facilement à la personne de laisser venir le mot désignant la valeur qui est derrière. La manière que tu proposes est une manière rapide lorsqu'elle fonctionne, c'est à dire souvent. Le petit risque est de ne pas questionner le bon ressenti, car il y a 2 valeurs en présence : celle qui n'est pas satisfaite et qui déclenche la réaction (c'est celle-là que nous cherchons), et celle qui est bousculée par la réaction elle-même (et ce n'est pas avec celle-là que l'on travaille directement : nous y répondons déjà dans le simple fait que nous nous soyons mis à chercher à résoudre la situation à travers cette technique).
Pour préciser sur quelle valeur porte ta question, tu peux spécifier quelque chose comme : "Et que ressens-tu juste avant d'avoir cette réaction ? (1 seconde avant)"
Parfois, je développe un peu, par exemple si ça ne suffit pas ou si la personne a l'habitude d'intellectualiser trop sa situation ; par exemple comme ça (avec l'hypothèse ici que c'est une réaction dont la personne aimerait se débarrasser sans y parvenir), juste après le point 1 (avec un style de langage volontairement un peu familier) :
"OK… alors, si j'ai bien compris, ça, ça ne te convient pas du tout [j'attends une approbation et/ou je calibre] ; et pourtant, malgré que ça ne te convienne pas, ça revient quand-même, c'est bien ça ?
Je ne sais pas si tu es d'accord, mais s'il n'y avait rien d'important derrière, comme cette réaction ne te convient pas du tout, elle se serait arrêtée aussi vite qu'elle était arrivée. Or, elle continue… c'est donc qu'il y a quelque chose d'important derrière elle, comme quelque chose qui la pousse.
[J'attends une approbation et/ou je calibre la réaction à ces phrases].
OK, alors résumons-nous : il y a, d'une part, une réaction dont tu veux te débarrasser, un comportement maladroit que tu n'aimes pas chez toi ; et, d'autre part, derrière ce comportement, il y a quelque chose de suffisamment important pour toi pour te pousser encore et encore à réagir… Pour l'instant, la seule façon de s'exprimer que ce truc important pour toi a trouvé, c'est cette réaction maladroite. Alors, juste avant d'avoir cette réaction, qu'est-ce que tu ressens ? [Le ressenti nous conduit plus sûrement à une valeur que toute question plus intellectualisante comme "que penses-tu que"]. Qu'est-ce que tu sens avoir besoin de satisfaire, ou qu'est-ce que tu sens qui te manque ou qui ne te va pas ?
[J'attends la réponse : une réponse rapide, formulée avec des mots très peu nombreux et très simples, des mots qui sont une bonne étiquette sur le ressenti / Si ce sont des mots abstraits et une intellectualisation, je vais reprendre ma question et pousser un peu le rythme pour contourner cette rationalisation et arriver à une formulation plus "primaire", plus spontanée… et donc beaucoup plus fiable, une réponse vraiment utile].
OK… et ça, c'est vraiment important pour toi… ? Si j'ai bien compris, c'est tellement important que, jusqu'à aujourd'hui, ça a préféré chercher à s'exprimer avec un comportement maladroit et inefficace que de ne pas s'exprimer du tout…"
Si tu n'utilises pas ce petit cheminement, tu as besoin, quoi qu'il en soit, à un moment, de bien ancrer cette distinction entre comportement / et fonction (= valeur = (souvent) besoin = "intention positive" dans le jargon PNL) ; par exemple :
"Les comportements que nous avons et les "intentions positives" (les besoins que nous avons à nourrir convenablement pour assurer notre équilibre, notre intégrité, etc) sont 2 choses bien distinctes. Même lorsqu'un comportement ne nous convient pas, il y a derrière une "intention positive" qui cherche simplement à s'exprimer à travers le seul comportement qu'il a sous la main."

Est-ce que cette chose là est suffisamment importante pour toi pour qu'on trouve une solution pour y remédier ?
Oui, c'est une question utilisée, par exemple, par Richard Bandler pour "pousser" à s'engager sur la suite (et vérifier si la personne a vraiment envie de s'engager).
Tu peux remplacer la dernière partie de ta phrase par quelque chose de spécifique, comme : "(…) pour aller trouver des comportements qui y répondront plus efficacement et plus confortablement ?"

3. Cela t'est-il déjà arrivé de te sentir …
[Créatif]

Souvent, le point 3 de cette technique consiste à bien distinguer comportement et "intention positive". Dans ce feedback, ci-dessus, je l'ai inclus directement au point 2. Mais la numérotation n'est qu'une numérotation, la procédure n'est qu'un modèle technique, et nos modèles ne sont que des modèles. C'est (très) utile pour apprendre, et au-delà de cet apprentissage technique et d'un accès à la maîtrise qu'il permet… que les numéros changent d'un livre à un autre, d'un organisme à un autre, d'un jour à l'autre n'a aucune autre importance :-)
Ceci étant, il me semble que ta formulation arrive à point nommé pour aller chercher explicitement un ancrage naturel de créativité :
"Et cela t'est déjà arrivé de te sentir vraiment très créatif(ve) ?"
En effet, qu'est-ce qui a fait que la personne n'a pas réussi à résoudre toute seule la situation alors que, comme tout le monde, elle est bourrée de ressources ? Je crois que c'est assez simple :
a) Comme la situation et la réaction ne sont pas confortables, cela focalisait son attention dessus (une bonne habitude du cerveau : tant qu'il n'a pas de réponse utile à une question qu'il juge importante pour le bon fonctionnement de l'organisme, il se concentre sur cela) ; mais comme, techniquement, la personne, à ce stade, n'a pas de solution, cette focalisation se traduit souvent par quelque chose de contre-productif : patauger dans des états internes limitants. La boucle est bouclée, le fonctionnement a des "chances" de durer un moment, de se stabiliser (homéostasie). Dans ce cas, la personne se maintient dans des états internes qui sont justement inappropriés pour trouver des solutions. Car de quoi avons-nous besoin pour trouver des solutions ? De créativité ! Donc ta question va être très utile.
b) Comme la réaction ne lui convient pas (et que les états internes sont inconfortables), elle a envie de s'en débarrasser : elle est plutôt dans un état d'esprit la poussant à se séparer d'une partie d'elle-même, quitte à jeter le bébé avec l'eau du bain. C'est pour garder le bébé et ne changer que l'eau du bain que nous l'invitons à bien distinguer le comportement (beurk) de l'intention (positive).
C'est cela, LE COEUR DU RECADRAGE : alors que , il y a quelques minutes, la personne voulait se débarrasser de quelque chose (dont elle ne comprenait pas la mécanique parce que - et renforcée en cela par ses ressentis inconfortables - elle ne distinguait pas comportement / et fonction), elle apprend maintenant à se focaliser différemment ; elle peut commencer à porter un nouveau regard sur elle-même : il y a quelque chose de bien en elle, qui ne cherche que son bien (et qui n'a simplement pas encore trouvé comment faire mais qui, malgré tout, a fait son possible pour capter son attention). Alors qu'elle était dans le rejet d'une partie d'elle-même, elle est maintenant dans le reconnaissance de quelque chose de bon en elle… Si ça, ce n'est pas un joli recadrage… Son regard a changé, elle peut donc s'autoriser à passer à la suite.
Aller chercher la créativité est donc possible maintenant ; et cela a) continue à changer l'état interne, à amener la personne sur autre chose, et b) à trouver plus facilement des solutions, bien sûr !
Plusieurs formes d'ancrage sont bonnes à prendre : il existe de nombreuses façons techniques de satisfaire ce point, et ta question en est une.

4. Je vais te demander de rechercher un nouveau comportement qui pourrait remplacer celui dont tu ne veux plus…
Ou (pour lui épargner même l'impression de devoir faire un effort de recherche) : "Et pendant que tu te sens [l'ancrage de créativité], qu'est-ce qui te vient comme nouveau comportement concret qui répondrait vraiment bien à [valeur mise à jour] ? [Et je précise :] Un comportement plus agréable, plus efficace, plus facile à mettre en œuvre, plus rapide aussi, et plus écologique [ou : respectueux de…] ?"
Nous pouvons aussi remplacer les autres références au comportement "dont tu ne veux plus" par une étiquette comme "L'ANCIEN comportement" (un bon adjectif qui invite le cerveau à le coder, puisqu'il a besoin de se représenter ce que signifie ce mot "ancien", comme faisant partie du passé), ou encore "le comportement que tu AVAIS" (on utilise ici l'imparfait, avec la même finalité de recoder au passé).
A ce stade, les idées concrètes sont les bienvenues. La personne n'a pas encore à les valider, les adopter ; seulement les accueillir, se sentir libre de prendre une grande bouffée d'air frais apportée par ces pistes nouvelles possibles.
Pourrais tu STP penser à un autre comportement qui pourrait également…
Enfin, je t'invite à choisir un troisième comportement de substitution… 
Oui, puisque nous souhaitons que la personne s'offre un vrai choix : donc 3 nouvelles options. Et j'en profite pour une petite suggestion : "de substitution" est souvent connoté comme quelque chose de peu valorisé dans notre langage ; tu peux donc le remplacer, par exemple, par la série de critères énumérée ci-dessus : "+ rapide, + efficace, + agréable, + écologique, (…)".

5. Es-tu d'accord pour essayer pendant 4 semaines d'adopter un de ces comportements ?
Oui, et lorsque nous faisons cette technique de façon assez formelle (ou avec quelqu'un qui est dans le "business"), nous pouvons parler de contrat :
"Je te propose de passer un contrat avec cette partie de toi-même qui veille à nourrir ce besoin si important pour toi, de [intention positive] : [définir les termes du contrat : 4 semaines par exemple, pendant lesquelles l'ancien comportement est rangé et remplacé par les nouvelles options, possibilité de modifier / remplacer une nouvelle option comportementale en cas de besoin pendant cette période d'essai, adoption des 3 nouvelles options à la place de l'ancien comportement à la fin de la période, …). Est-elle d'accord avec ça ?"
[Bien calibrer la réponse non verbale].

6. Est-ce que tu te sens complètement à l'aise avec ce que l'on vient de faire… Bien observer la personne
Oui, c'est ici un test global qui dépasse la seule partie porteuse de l'intention positive dont nous nous étions occupée, et qui laisse à d'autres "parties", d'autres processus importants, d'autres besoins, d'autres valeurs, la possibilité de formuler une objection (et, en cas d'objection, on refait la technique - ça va beaucoup plus vite à ce 2e passage - en remplaçant cette fois la réaction au point 1 par l'objection : l'objection est, en quelque sorte, embêtante, mais derrière elle, il y a une "intention positive", etc).
Certaines personnes ajoutent une étape complémentaire : un pont vers l'avenir, comme ce que nous faisons avec beaucoup d'autres techniques. Pourquoi pas, c'est sympa. Ceci étant, le contrat passé au point 5 est à la fois un Test (d'accord/pas d'accord) et un Pont vers l'avenir (4 semaine, etc).
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