Enfin. Les responsables politiques, les associations d’entrepreneurs et beaucoup de gens très sérieux sortent de leur réserve et prennent les choses à bras le corps. Les médias s’y prêtent volontiers, de façon approfondie et soutenue. Nous pouvons enfin parler de crises. A titre d’exemple, nous voyons des préfectures donner des numéros de téléphones directs pour aider les petites entreprises qui se sont retrouvées étouffées en quelques semaines face à leurs difficultés fiscales ou de trésorerie.
Jusqu’alors, les crises étaient là, mais c’était tabou ; et ce tabou était problématique : en psychologie, on appelle cela du déni, souvent perçu comme un trouble mental qui empêche de résoudre les questions de fond et même les aggrave ; là, c’était un déni collectif, politique, économique et culturel. Mais c’est heureusement fini. Il a suffi d’un déclencheur, une étincelle, un emballement pour balayer en quelques jours le voile très mince qui retenait encore beaucoup de bonnes volontés.
Car au contraire, en parler, c’est accepter d’en faire quelque chose, d’y répondre, de nous organiser, de chercher des solutions à la lumière du jour. Nous pouvons enfin travailler. Nous retrousser les manches. Aborder les défis en face. Mobiliser toutes nos ressources.
Proposer des outils de solutions de crises, c’est normal pour des professionnels du changement. La PNL et la Systémique sont les outils parmi les plus avancés disponibles dans le monde entier pour résoudre les difficultés en mettant « les mains dans le moteur », en nous intéressant à « comment ça marche vraiment » et « sur quoi faire levier » pour débloquer, modifier, relancer, reconstruire.
Mais parler de crise n’était pas très bien perçu : ce n’était pas très rassurant ! Alors, ceux qui faisaient le plus de bruit avec des outils comme la PNL étaient plutôt des vendeurs de soupe, de vent ou de bons sentiments. C’est à dire ceux qui connaissent le moins bien l’outil qu’ils vendent. Car c’est tellement autre chose. La PNL Systémique est une méthodologie stratégique parmi celles dont nous avons tous tant besoin aujourd’hui.
Car aujourd’hui, c’est ignorer la crise qui serait inquiétant ! Avoir le droit d’en parler, c’est cela qui devient rassurant. Comme le disent beaucoup de grands noms, la crise actuelle « n’est qu’un petit échantillon de ce qui nous attend » si nous ne faisons rien, et sur tous les tableaux : sanitaire, démographique, climatique bien sûr, économique encore, social, alimentaire... Alors que nous n’avons jamais eu autant de compétences humaines (individuelles et collectives) à notre disposition.
Paradoxalement, que tout le monde s’autorise enfin à parler de crise est donc une très bonne nouvelle ! Dans les journaux et autour de la machine à café ; dans les réunions et dans les transports en commun. Chacun peut prendre conscience qu’il est embarqué dans le même bateau que son voisin. Son voisin d’à côté. Et ses voisins de l’autre bout du monde. Mais alors que les règles du jeu de l’économie mondiale ont complètement dérapé (c’est un constat purement logique) et que ceux qui ont poussé à ces extrémités seront bientôt tous à la retraite (c’est un fait démographique qu’il est important de rappeler), nous nous apercevons que le maillage des ressources humaines mondiales n’a jamais été aussi dense. Si vous voulez trouver des solutions, créer des projets novateurs et durables, vous trouverez l’information et les partenaires, quelque part sur internet et directement près de chez vous. Les commandes du navire sont en train de changer de mains. En parlant enfin de crise, ce sont des millions de personnes et de professionnels qui acceptent volontiers de se retrousser les manches et de se lancer : grâce à l’évaporation du tabou sur les crises, nous pouvons enfin travailler librement à dissoudre, résoudre et (re)construire ce qui a besoin de l’être.
Bien sûr, tout cela reste d’un optimisme très mesuré. Juste une source d’énergie à canaliser vers les étapes suivantes. Se retrousser les manches n’est pas encore réussir. Mais c’est un bon début.
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