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3 liens utiles vers des ressources systémiques :

• Le Village Systémique

• Réseau Intelligence de la Complexité (MCX-APC)

• La Systemic Attitude (systemique.com), partage d'autres documents pour les organisations et le management.

Concept d'utilisation.doc
Vous trouverez ci-joint un texte issu du livre de P. Watzlawick et de Giorgio Nardone, « Stratégie de la thérapie brève ».
Je ne sais pas dans quelle rubrique intégrer le questionnement suivant ainsi que la réflexion qui en découle.
La PNL, l’Accompagnement, le Social ou l’Entreprise (en crise ou non) étant de par nature systémique, il est parfois difficile de choisir le bon module.

Pour en venir à mon sujet, je dirais que depuis que je fais de l’accompagnement et des formations, un des points qui me paraît fondamental dans tout cela est l’accompagnant lui-même.
Je vais bien évidemment caricaturer et généraliser mais c’est un peu comme si :
dès lors qu’une personne a choisi d’exercer une profession axée sur « l’Humain » et que cette personne s’est formée (plus ou moins), elle a résolu sa propre histoire de vie et soit passée en position « méta ».
Je ne crois pas que les personnes choisissent de tel métier par hasard (Se poser déjà les bonnes questions avant est une base essentielle).
Dans mon secteur (le social) je croise trop souvent des personnes qui ont choisi ce métier non comme profession mais pour tout autre raison personnelle. L’attrait pour les nombreux modules de formation (type psycho) fait recette. Ceci permet d’ intellectualiser à outrance et de poser de superbe diagnostic sur les gens accompagnés (et ce qu’ils sont !) lors des nombreuses réunions.
En général peu productives pour les personnes en insertion, peu créatives quant aux recherches de solutions, mais qui donne bonne conscience et le sentiment d’être un professionnel compétent, ayant du recul par rapport à sa propre histoire de vie.
D’ailleurs essayer de dire à un coach ou un accompagnant qu’il recherche de la reconnaissance et calibrer sa réaction.
Souvent en position haute (même inconsciemment), l’accompagnant a souvent un comportement de celui qui sait, qui est naturellement respectueux, empathique, congruent, (et plein d’autre « gros mots »), niveau 4 ou 5 dans l’échelle de l’excellent module de Luc Rambaldi (système de valeurs 2) ou réalisation de soi dans la pyramide de Maslow. N’appartiendrait-il plus au commun des mortels ? où bien cette position lui permet-elle de mieux cacher certaines positions interdites ?
Quand je parle « accompagnement », j’englobe bien évidemment le coaching, qu’il soit thérapeutique, social, individuel, d’équipe ou d’entreprise.
Cette perpétuelle remise en question quant à ma pratique, à mon positionnement, m’a aussi amené à travailler sur un processus d’accompagnement qui, une fois bouclé, permet de comprendre, quelles que soient les techniques, les composantes qui rentrent dans la rencontre entre des individus.
Ce qui peut permettre de mieux travailler sur le diagnostic (95 % du travail comme le dit Bandler) et pourtant trop souvent survolé à mon goût. Il doit permettre de donner le coup de marteau où il faut (voir préface de J.O.Stevens) dans le livre « Les secrets de la communication » (Bandler et Grinder).
C’est pour continuer sa construction que je propose cet axe de travail.
Un autre de mes préssupossé est que ce ne sont pas tellement les différentes approches qui doivent être remises en question, mais plutôt la façon de gérer ces approches où encore la manière de se mettre en condition pour les appliquer.
Que ce soit PNL, stratégie brève, orientée solutions, thérapie familiale, hypnose Ericksonienne etc…elles ont toutes comme point commun la systémie et des années de recherche et de travail accompli, de près où de loin, à Palo Alto. Elles ont toutes vu les pionniers se croiser, échanger, tâtonner, expérimenter, construire. Mais quelle que soit la théorie qui en est née, il y a bien au départ des compétences communes, des comportements et positions qui ont rejoint, au fil du temps, l’inconsciemment compétent de ces personnes.
Une évidence (pour eux) après tant d’années de pratiques, des petites choses peut être difficilement modélisables mais qui lors d’une rencontre sont « la différence qui fait la différence ».
Beaucoup de choses ont été modélisées (attitude, technique, etc...) et pourtant dans les nombreux ouvrages, tous font part de la personnalité extraordinaire d’Erickson, de sa capacité fabuleuse à entrer en contact avec les personnes, de sa rapidité à aller directement sur les points importants.
Ces facultés me captivent depuis très lomptemps mais je n’ai trouvé que peu d’écrits s’y rattachant (bien au delà des techniques) .
Seulement deux points mais qui me paraissent essentiels. Ils pourront paraître simples, des lapalissades même, et pourtant si complexes à modéliser et à s’approprier !
La base du travail d’Erickson était simplement la vie courante avec ses différentes étapes, sa façon de les percevoir, de les vivre, de les agencer, d’aller d’un niveau à l’autre.

« Avec Erickson nous sommes dans le champ de l’expérience quotidienne de la vie humaine, patient et thérapeute embarqués pour la même aventure, celle de notre commune condition humaine à accepter et à assumer pour nous épanouir » (D.Megglé)

Nous pouvons retrouver une partie de ce concept dans les cycles de vie modélisés par J.Haley. (Un thérapeute hors du commun: M Erickson)
L’autre concept (et c’est sur celui-ci que je cherche de l’information), où à défaut qui me semble primordial à prendre en considération dans tout accompagnement, est « le concept d’utilisation ».
Non pas pour l’utilisation telle que nous pouvons la lire en technique (ce qu’apporte la personne, utiliser le dossier du siège, tel bruit, etc.) bien que primordiale, mais l’utilisation dans l’aptitude qu’avait Erickson à se mettre en jeu par rapport à ses propres expériences de vie, d’homme, de père, de mari et de toutes les expériences (thérapeutiques ou non) qu’il avait vécues ou entendues.
Ces bases sont simples, le fait de tout un chacun, d’une histoire que l’on écoute et qui nous renvoie obligatoirement sur nous mêmes où qui nous ramène à une histoire déjà entendue.
Mais tout cela doit renforcer nos billes et notre faculté de nous diriger rapidement vers un chemin.
Ceci doit nous permettre de vérifier, de tester, mais ne doit en aucun cas, nous servir à poser un diagnostic formel.
Ceci doit nous apprendre à utiliser.

Pour Erickson, l’une des choses les plus importantes à utiliser est l’inconscient du thérapeute. Le thérapeute se repose sur une richesse d’expérience qui est par essence, une monnaie d’échange dont on peut se servir pour atteindre le patient.
Certains détracteurs parlaient d’intuition. Je pense qu’il peut s’agir de beaucoup de choses, sauf de l’intuition.
C’est arriver à se mettre en état, cet état de transe centrée sur l’extérieur.

Il me semble que ce concept est bien l’une des bases essentielles avant tout accompagnement, de tout rapport humain, et qu’il concerne tous les secteurs bien au delà de la thérapie.
C’est « comment nous rencontrons la personne », « comment nous rentrons dans sa carte du monde et percevons les éléments », ce qu’elle nous dit et surtout ce qu’elle ne nous dit pas, et comment nous utilisons ces informations.
Je n’ai pas de modèle concret mais voici un court exemple de comment je le perçois personnellement.
J’ai le sentiment que j’utilise, inconsciemment auparavant, et maintenant de façon consciente, un certain nombre de ces processus, des histoires de vie, de ma propre expérience et analyse de celle-ci. Ce n’est pas en faire une généralité, bien au contraire, c’est sortir de ses propres cadres, de considérer la vie simplement comme la vie avec ses bases profondes, ses propres incertitudes et incapacités (Dans mon cas par exemple, j’ai des blocages que je n’ai pas encore résolu, cela ne m’empêche pas de travailler et de débloquer ceux des autres). L’accompagnement est de toute façon, en évolution constante en fonction de la propre évolution de l’accompagnant.
Lorsque je reçois quelqu’un, j’ai besoin parfois de faire le vide avant de le rencontrer (Etes vous le même au travail lorsque trotte dans votre tête la dernière discussion avec votre femme, une facture à payer d’urgence, les études des enfants où la rougeole du petit, la perspective de recevoir votre belle mère le week-end ?)
Ensuite, je me concentre sur la personne (comme je pourrais être concentré sur un travail minutieux), un peu cet état de transe mais centré sur l’extérieur, où je ne perçois plus que cette rencontre.
Des processus inconscients se mettent en place (comme si je devenais capteur, scrutateur)
C’est comme si les informations pénétraient dans mon conscient pour être ensuite orientées vers mon inconscient et me revenaient sous forme d’indicateurs, de mots clés, de questions (tiens, ça me fait penser à ça, ou tiens, qu’y a-t-il derrière celui-ci…).
Je suis simplement sur l’histoire de vie, comme si je découvrais une nouvelle histoire et je ne suis parasité dans ces moments par aucun affect, ni par aucun jugement, ni recherche de solution, ni questions à propos de la technique que je vais utiliser, ni à savoir si l’histoire que l’on me raconte est vraie ou pas.
Simplement une belle histoire à découvrir, comme si je découvrais un pays, une région. Il y a peut être des déserts, mais plus loin il y a aussi des arbres, des points d’eaux cachés, des habitants (différents suivant les villages), une culture, une histoire qui ont pu façonner ces hommes et ces femmes etc.
Ces mots ou pistes ou indicateurs qui me reviennent peuvent, soit être utilisés immédiatement (recadrage par exemple), soit être classés pour plus tard (s’il me paraît trop tôt pour les aborder), soit ils me servent de pistes exploratoires (présentes ou futures). Tout ceci se fait très vite sans que j’en aie conscience. Tout se passe comme si j’étais à l’affût. Bien souvent, mon retour d’information n’a rien à voir avec la conversation engagée (il s’agit plutôt de traduire ce que cette personne veut réellement exprimer au travers de son langage propre, de se demander ce qu’elle protège).
Mon cerveau est scindé en deux parties, l’une qui questionne, écoute, conduit et l’autre qui travaille ses mots, les renvoie, les classe, les archive… une partie de ping pong en somme.
Bien évidemment mon inconscient les traite en fonction de mes propres expériences mais aussi à travers toutes les histoires écoutées (ça me fait penser …), il demeure toujours centré sur la vie, les passages, les ressentis, et les émotions, pas sur un discours intellectuel ni sur la recherche de théorie.
Une sorte de modèle Caterpillar (pour ceux qui connaissent) où je vais tracer une carte du monde de la personne.

Le texte joint vous permettra de mieux comprendre cette pensée et de façon bien plus professionnelle; je vous invite cependant à voir la vision globale de ce concept et à le retranscrire par exemple dans vos domaines d’activités où lors d’une discussion avec des personnes en laissant la thérapie de côté.
Je suis quant à moi preneur de toutes réflexions, modèles sur ce sujet, présentations plus professionnelles. En effet, il me semble que cet état (ou « cette utilisation ») pourrait être une base solide pour toute formation ou pratique d’accompagnement et mériterait peut être d’être mieux modélisée.

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